INFO (Re) Découvrez les lunettes Moscot chez Lunet.
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INFO (Re) Découvrez les lunettes Moscot chez Lunet.
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Le panier A du 100 % Santé couvre des montures et verres définis par la réglementation. Découvrez les équipements concernés et leurs limites.

Par Laurent CREACH, gérant de LuNet
« Je voudrais des lunettes 100 % Santé. À quoi ai-je droit ? » Chez LuNet, la question revient régulièrement. Et elle en cache souvent une autre : vais-je vraiment ne rien payer ?
Le panier A, plus précisément la classe A dans la réglementation, répond à des règles précises. Une monture de cette catégorie est par exemple plafonnée à 30 €. Mais 100 % Santé ne signifie ni que toutes les lunettes sont gratuites, ni que l’Assurance Maladie règle seule toute la facture.
En tant qu’opticien, je préfère partir du besoin. Quelle est votre correction ? Quand portez-vous vos lunettes ? Qu’attendez-vous de votre équipement ? Ensuite seulement, nous comparons la classe A, la classe B et, ce que l’on sait moins, les possibilités de mixer les deux.
Le panier A, ou classe A, regroupe les montures et les verres qui répondent au cahier des charges réglementaire du 100 % Santé. Avec une complémentaire santé responsable, un équipement entièrement de classe A peut être pris en charge sans reste à charge, à condition de respecter les règles du dispositif.
La différence essentielle tient en quelques lignes :
| Classe A | Classe B |
|---|---|
| Prix encadrés | Prix libres |
| Monture plafonnée à 30 € | Choix de montures plus large |
| Verres répondant au cahier des charges 100 % Santé | Autres gammes et possibilités de verres |
| Zéro reste à charge possible | Remboursement selon le contrat |
Autrement dit, classe A ne signifie pas « lunettes bas de gamme ». Il s’agit d’une catégorie réglementée.
L’Assurance Maladie distingue les deux classes tout en imposant des exigences de performances optiques et de résistance.
Le panier A comprend une monture issue d’une sélection réglementée et des verres correcteurs répondant à des spécifications précises. Il couvre les principales corrections, notamment la myopie, l’hypermétropie, l’astigmatisme et la presbytie, avec des verres unifocaux ou multifocaux selon les besoins.
Les verres A répondent notamment à des exigences concernant l’antireflet, la résistance aux rayures et la protection contre les UV.
Côté montures, l’opticien doit proposer au minimum 35 montures pour adultes et 20 pour enfants relevant de la classe A. Leur prix ne peut pas dépasser 30 €.
Est-ce suffisant pour choisir ses lunettes ? Pas tout à fait.
Dans ce type de dossier, je regarde d’abord la correction et l’usage. Une personne qui porte ses lunettes toute la journée devant des écrans, conduit beaucoup ou exerce un métier très mobile n’a pas nécessairement les mêmes attentes qu’une personne qui les utilise ponctuellement. La réglementation fixe le cadre ; notre travail consiste à déterminer ce qui convient au porteur.
Le zéro reste à charge repose sur la prise en charge combinée de l’Assurance Maladie et d’une complémentaire santé responsable. Ce n’est donc pas la Sécurité sociale seule qui « offre » les lunettes. Il faut aussi respecter les conditions du dispositif, notamment les délais de renouvellement.
À partir de 16 ans, le renouvellement est normalement prévu tous les deux ans. Entre plus de 6 ans et moins de 16 ans, il est d’un an. Jusqu’à 6 ans, il est également d’un an, avec certaines possibilités de renouvellement plus rapide.
Une évolution de la vue ou certaines situations médicales peuvent également permettre un renouvellement anticipé. L’Assurance Maladie détaille les délais et leurs exceptions.
Deux clients qui demandent exactement la même chose au comptoir peuvent donc obtenir des prises en charge différentes.
Oui. Classe A et classe B peuvent être combinées. On peut choisir une monture A avec des verres B, ou des verres A avec une monture B. Les deux verres d’une même paire doivent en revanche appartenir à la même classe.
C’est une possibilité intéressante parce qu’elle sort du raisonnement « paire gratuite ou paire payante ».
Prenons notre client. Les chiffres de cet exemple sont reconstitués à des fins pédagogiques. Il arrive avec son ordonnance et veut avant tout maîtriser son reste à charge.
Je commence par la correction et ses usages. Lorsque la situation le permet, l’examen de la vue fait aussi partie des services proposés chez LuNet. Des verres A peuvent répondre à son besoin : nous lui présentons donc l’équipement 100 % Santé correspondant.
Au moment d’essayer les montures, il a pourtant un vrai coup de cœur pour un modèle de classe B à 145 €. Faut-il pour autant abandonner les verres A ? Non.
Nous pouvons chiffrer verres A + monture B. Les verres conservent leur régime de prise en charge ; pour la monture B, le remboursement dépend des garanties de sa complémentaire. Le devis permet alors de voir le reste à charge réel.
C’est là que la décision devient intéressante. Notre méthode consiste à regarder successivement le besoin visuel, l’usage, la solution A disponible, l’alternative souhaitée et la différence réelle de reste à charge.
Le zéro reste à charge est un mode de financement. Ce n’est pas, à lui seul, un diagnostic de pertinence optique.
L’opticien doit faire apparaître sur le devis normalisé une proposition comprenant un équipement complet de classe A, avec une monture et deux verres A. Le client peut ainsi comparer les caractéristiques, les prix et les remboursements estimés avant de choisir.
Cette présentation de l’offre 100 % Santé fait partie des obligations encadrant la vente de lunettes correctrices, comme le rappelle la DGCCRF.
Chez LuNet, je conseille de regarder cinq choses :
Le dernier chiffre compte, évidemment. Mais s’arrêter là empêcherait de comprendre ce que l’on compare réellement.
Il n’existe pas de meilleur panier dans l’absolu. La classe A donne accès à un équipement réglementé et au zéro reste à charge lorsque les conditions sont réunies. La classe B élargit le choix. Entre les deux, l’équipement mixte permet parfois de trouver le compromis le plus cohérent.
Je pars donc rarement du remboursement. Je préfère commencer par une question très simple : qu’est-ce que ces lunettes doivent faire pour vous ?
Pour quelqu’un qui les porte douze heures par jour, le choix de la monture et des verres peut tenir compte du travail, des écrans, de la conduite, du poids de la monture ou du confort recherché. Un porteur occasionnel aura peut-être d’autres priorités.
Choisir la classe B ne signifie d’ailleurs pas automatiquement choisir « de meilleurs verres ». Les différences entre les verres et les verriers doivent plutôt être examinées selon la correction et les besoins du porteur. Une caractéristique supplémentaire n’a d’intérêt que si elle répond à un besoin ou à une attente.
C’est aussi cela, le rôle de l’opticien : présenter l’offre A sans la dévaloriser, expliquer les alternatives sans les survaloriser, puis laisser le client arbitrer avec des différences concrètes devant lui.
Rédigé par l’agence Fair | Validé par les gérants Anne-Sophie CRÉACH et Laurent CRÉACH
Date de publication : 30 septembre 2026
Non. Un équipement complet A peut être sans reste à charge lorsque les conditions du 100 % Santé sont réunies. Cela ne signifie pas que toutes les lunettes d’un magasin sont gratuites.
Non. 30 € est le prix limite de vente, pas le prix obligatoire de chaque monture A.
Cette opposition est trop simple. Les verres A répondent à des exigences techniques réglementaires. D’autres gammes peuvent proposer des caractéristiques supplémentaires, dont l’intérêt dépend des besoins du porteur.
Oui. Des verres A peuvent être associés à une monture B. La prise en charge de chaque composant suit alors les règles correspondantes.
Oui. Le devis normalisé doit notamment comporter une proposition d’équipement complet de classe A.
Finalement, la bonne question n’est pas seulement « combien ma mutuelle rembourse-t-elle ? ». Elle est aussi : quel équipement correspond à mes yeux, à mes usages et à ce que j’ai réellement envie de porter ?
Le panier A donne un cadre. Notre métier commence précisément lorsqu’il faut transformer ce cadre en choix éclairé.
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